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Echouages de cachalot : Pourquoi il est difficile d’expliquer

Echouages de cachalot : Pourquoi il est difficile d'expliquer


Un cachalot s’est échoué à Galéria, en Haute Corse, au pied d’une falaise le 26 novembre. Balloté dans une forte houle suite à un gros coup de vent, il fut repris par la mer le jour même.
La carcasse est réapparue deux jours après. Son examen par les membres du RNE (CARI et PNR de Corse) a donc eu lieu le 28 dans l’après-midi. Les restes ont été évacués les jours suivants.


Il s’agissait d’un animal de 12 m, et l’observation initiale, sur la base des photographies prises du haut de la falaise, ne montrait pas de lésions externes caractéristiques, d’une collision par exemple (sachant qu’un seul côté a pu être examiné). Ce qui est marquant c’est la vitesse avec laquelle la carcasse s’est dégradée en 2 jours (voir les deux clichés). L’examen n’a pu être approfondi en raison de l’état de décomposition, la carcasse était éviscérée, même le sexe n’a pu être déterminé.



Depuis 1990, 28 carcasses de cachalot ont été signalées en Méditerranée (dont 8 à la dérive) et il s’agit ici du 16ème cas observé en Corse. L’examen est, la plupart du temps, rendu très difficile voire impossible par l’état de décomposition très avancé (c’est le cas le cas en Corse pour 70% des cas), et également par l’accessibilité, comme ici au pied d’une falaise et par mauvais temps. Pour deux cas où l’examen par les correspondants du RNE en Corse a pu conclure sur la cause de l’échouage, il s’agissait d’une mort par collision (2014) et d’une capture accidentelle dans un filet de pêche (2009).


En Méditerranée, seulement 8 carcasses sur 20 échouées étaient dans un état permettant un examen, et la collision avec un navire est la cause la plus souvent rapportée (source GECEM).