Nos tutelles

CNRS

partenaires financiers

Rechercher




Accueil > Actualités > Actualités

De nombreux rorquals échoués, normal ?

De nombreux rorquals échoués, normal ?


Depuis le début de l’automne 2020, l’observatoire PELAGIS a dénombré 7 échouages de baleines sur les côtes manche-atlantique françaises : 3 dans la Manche, 4 en Vendée et une en Charente-Maritime, 6 sont des rorquals communs (+ 1 Rorqual tropical voir actualité dédiée)


Il s’agissait à chaque fois de rorquals communs adultes ou sub-adultes (10 à 18 m) assez frais. Les examens ont révélés des hématomes au niveau du ventre et des appendices ce qui indique une agonie à la côte, ainsi qu’une extrême maigreur.


Aussi ils ne présentaient pas de lésions apparentes. Aucune trace interne ou externe de collisions avec les navires ou d’enchevêtrement avec engins de pêche n’a été relevée ce qui écarte la piste d’une interaction directe avec l’homme. En revanche, la piste d’une pathologie et/ou d’une perturbation de l’écosystème marin semble plus probable.


Des analyses histologiques et virologiques sont en cours avec les premiers résultats négatifs (y compris pour la grippe et le SARS-CoV-2) et le morbillivirus fortement suspecté.



Chaque année, quelques individus s’échouent sur nos littoraux et l’année 2020, bien qu’atypique, est comparable à 2004-2005 et à 2019 où 7-8 baleines se sont échouées, contre deux à trois fois moins en temps normal.


L’hypothèse retenue pour l’instant pour expliquer ce phénomène repose sur une perturbation des écosystèmes pouvant être liée à un ensemble de facteurs dont la dégradation des ressources alimentaires qui sont très dépendantes des conditions océanographiques. Ceci pourraient favoriser le développement de pathogènes (type morbillivirus) et nuire aux populations de cétacés.


Dans le Golfe de Gascogne, au large des côtes atlantiques françaises, la population de rorqual commun a été estimée à 8 000 individus. Les échouages récents ne semblent pas être problématiques pour la survie de l’espèce. Cependant il reste difficile de se rendre compte de l’ampleur réelle de la mortalité.


Merci aux correspondants mobilisés du RNE 14, 50, 80, 62, 85, 17 et à l’Université Vétérinaire de Liège